lundi 30 octobre 2017

Se dire OUI

A quel moment s'autorise t'on à être pleinement soi ?
 à exprimer naturellement ce qui nous traverse, ce qui nous tient à coeur, nous met en mouvement, pensées, émotions, sans se freiner parce que l'on s'impose à paraître .

Oui, on s'impose un personnage public ...
plus ou moins consciemment, par mécanisme habituel, en ayant perdu de vue que c'est notre création en réaction à du vécu certes, mais pour une bien grosse part à nos suppositions et projections de cet hypothétique "moi" parfait, sans faille que je devrais être pour être apprécié, reconnu, aimé, etc ...

Au départ, comme tout nouveau fonctionnement mis en place, bien sûr, il y a quelques bénéfices,
on n'est pas fou !

 Le moment où ça dérape, c'est celui où il devient une habitude et petit à petit, on s'enferme en partie dans ce personnage, celui que l'on pense devoir être face aux regard des autres, celui qui est fort, celui qui est toujours calme, toujours disponible, souriant, aimable, etc ... mettez ce qui vous parle ;)

Ce qui est dommage est que l'écart entre ce qui se vit et cette vision égotique se creuse et nourrit une dévalorisation sans cesse croissante de l'image de soi, du regard que l'on se porte, un jugement dur et sans cesse en comparaison avec ce personnage illusoire, inatteignable et non-humain que l'on a cru devoir être .
Bref, on se fait souffrir, car ce qui est nourrit derrière est l'idée que je ne suis pas assez ceci, trop cela, on ne peut pas m'aimer comme ça, surtout, je ne m'aime pas comme ça .
Et on cherche, on met en place des "je dois", des "il faut", "j'aurai du", "je suis trop bête", on s'impose des lignes de conduites pour être autre chose, quelqu'un d'autre .

Il y a une grande différence entre développer  des capacités, s'améliorer et tendre vers l'expression la plus transparente et mâture de Soi et se faire violence à vouloir se transformer par rejet de ses particularités .

En essayant de mettre de côtés nos particularités, nos "défauts", nos imperfections, notre vulnérabilité, notre faillibilité, on se fait un joli scaphandre ... qui nous empêche de vivre légèrement et simplement ce qui se présente et il devient difficile à l'autre de nous rencontrer réellement .

Ce qui ramène à la notion de réciprocité, de transparence, d'intimité et donc de vulnérabilité, d'ouverture à sa sensibilité, du partage et accueil de son expérience, de celle de l'autre, juste là, telle qu'elle est .

A notre véritable nature en fin de compte, il n'y a qu'à observer les enfants qui vivent pleinement, partagent entièrement ce qui les traverse qu'elle qu'en soit la forme, se relient à l'autre sans faux semblants, sans distance .

Bien sûr, on ne va pas s'ouvrir en intimité partout avec tout le monde, mais l'idée est de prendre conscience que ce personnage publique est juste un costume qu'il est bon de savoir l'ôter pour être juste soi, respirer et vivre pleinement l'instant .

A le garder trop longtemps, on arrive parfois à ne plus savoir quelles sont nos priorités, nos en-vies, nos désirs, ce que l'on veut vraiment, à avoir perdu cette intimité avec soi-même .

 Nous sommes ici pour très peu de temps finalement, et rien, si ce n'est nos croyances et jugements, ne nous empêche d'agir et de nous exprimer le plus sincèrement possible, en accord avec notre être dans nos relations, inter-actions et créations .

 Chacun d'entre nous a une parcelle unique de vie et peut apporter énormément à son échelle, tout autour de lui si il se fait confiance, si il s'autorise à exprimer pleinement ses particularités, à les partager, à dire OUI à qui il est .

Belle journée à tous .

Marie







vendredi 28 juillet 2017

Confusion responsabilité/culpabilité

Souvent c’est un peu confus responsabilité, culpabilité .. comme si la responsabilité était forcément enrobée de culpabilité .

La culpabilité vient d’un auto-jugement né de nos valeurs, de notre vision archétypale, de notre façon d’interpréter et de vivre, voir ressasser, notre vécu .
Et quand on se juge soi-même on est pas forcément tendre ni accompagnant .
On se compare à ce que l’on aurait pu, ce que l’on aurait dû, au super-héros que l’on regrette de ne pas être, un “idéal” de soi-même qui n’existe pas si ce n’est dans la tête, soufflé par l’orgueil plus ou moins camouflé en dévalorisation .

L’orgueil, on a tous, c’est pas forcément une tare, il peut être appréhendé comme le doigt qui pointe ce que l’on aime plus ou moins chez soi, ce que l’on peut rééquilibrer .
Il peut être clairement perçu en prenant du recul, en observant comment une circonstance extérieure vient le toucher, le chatouiller, le faire hurler, bref, RÉAGIR .
L’orgueil déforme notre vision, nous coupe de ce qui est réellement là dans l’instant, de l’échange, de la situation, il nous fait croire que nous maîtrisons tout, alors quand ça réussit, on est fier, quand ça foire, on culpabilise.


C’est en ça que je trouve que l’un des accord toltèque “faire toujours de son mieux” est une clef incroyablement efficace pour enrayer la culpabilité tout en étant conscient de sa responsabilité, de son rôle d’acteur choisissant, parce que simplement, on ne peut pas faire plus que de son mieux .


Je vois le monde comme une inter-action permanente de relations .
Inter-action avec chaque personne croisée, celle avec qui l’on discute, celle avec qui l’on est proche, on se confie, on partage la vie ; mais également une inter-action permanente de relation avec la matière et les événements .

Dans toute relation, ce qui nous appartient c’est ce que nous donnons, ce que nous envoyons à mi-chemin et ce que nous recevons, comment nous le recevons, l'interprétons, acceptons, rejetons etc ..
Le résultat ne nous appartient pas, en tant que personnalité .
Je peux donner le meilleur à une relation mais ce qui va en naître sera le fruit de mon action mais aussi celle de l’autre, de l’échange .

Nous sommes responsable de ce qui nous appartient .
C’est reconnaître son action de créateur et aussi en toute humilité d’être humain, qui vient grandir et apprendre à se révéler et qui n’est pas maître du monde .
Notre création, aussi immense soit-elle, a des “contraintes” extérieures, des challenges et c’est ce qui en fait la richesse .

Être responsable c’est revenir à l’écoute de Soi .
C’est avoir le courage de reconnaître, déjà en soi, que l’on a fait une “erreur”, c’est à dire que l’action passée est en désaccord avec ses valeurs et décider d’agir, en en tenant compte, de grandir grâce à cette expérience, d’en tirer un enseignement .
C’est se libérer de ce poids de ne pas avoir été aligné sur nos sentiments les plus profonds .

Alors que la culpabilité plombe, étouffe, enferme et n’amène aucune action constructive, la responsabilité ouvre, libère, actualise et amène à l’ACTION , au rééquilibrage, elle met en lumière ce qui nous est cher, nos idéaux .

Bref, créer sa vie en toute responsabilité sans se plomber de culpabilité c’est quand même bien plus sympa ;)

jeudi 11 mai 2017

Sortir du sens du devoir ... revenir au pourquoi

On oublie bien souvent que ce que l'on croit être obligé de faire, de devoir faire est juste le fruit de nos propres choix, de ce que l'on préfère, de ce que l'on pense être le mieux, le plus juste .

Quand on oublie le pourquoi, qui est important et souvent très chouette, avec une belle intention, on s'accable de "je dois", "je suis obligé" , c'est pesant .. non ?

C'est complètement différent de prendre conscience que je choisis de ranger, parce que quand même c'est plus agréable, je choisis de faire ces fameux papiers pour avoir l'esprit tranquille, je choisis de faire les courses parce que les deux boîtes de conserves et le paquet de pâtes me tentent pas tant que ça et que j'ai envie de faire plaisir à ceux que j'aime :) , je choisis d'appeler un proche pour prendre des nouvelles parce qu'il est important pour moi, etc..

Bien sûr il y a des choix moins légers que l'on fait par rapport à nos valeurs et là on oublie que c'est un choix, le choix d'être quelqu'un de sincère, d'honnête, d'attentif, attentionné, à l'écoute, de transmettre de son mieux, avec son coeur ..


C'est regrettable, regardons bien nos pourquoi en profondeur, ils nous révèlent énormément de choses sur notre idéal, nos élans du coeur, nos envies, nos rêves et c'est tellement beau !



Meilleures pensées










mercredi 10 mai 2017

Coming-out :)

Bonjour à toi :)

cela fait bien longtemps que je ne suis pas passée par ici ..
Ah, la vie et toutes ses occupations !
J'ai l'impression de faire mon coming-out en publiant à nouveau, j'adore !

Ce qui est sympa quand on revient à quelque chose après un certain temps c'est que l'on porte un regard différent, on a du recul .
En refaisant un petit tour ici, j'ai trouvé que c'était bien sérieux ..

C'est vrai que les deux dernières années ont été éprouvantes, mais riches et intensément vécues avec l'arrivée de ma fille, dans des circonstances pas simples, qui étaient juste le reflet exact de mes plus grandes peurs, l'accueillir "seule" .
Comme par hasard...
Devenir parent met à mal l'égo, la personnalité, nos grands discours, nous ramène à l'humilité, à nos limites et à composer avec elles, voir les dépasser parfois .
Mais c'est surtout une grande expérience d'ouverture du coeur que de recevoir cet être qui nous fait pleinement confiance, qui a choisi de partager ce bout de chemin avec nous .

C'est un véritable parcours initiatique, que toutes les femmes vivent depuis la nuit des temps, accueillir, porter et prendre soin de la vie, de cette âme qui revient dans un tout petit être, pour expérimenter à nouveau .

Ce qui m'a le plus impressionnée pendant la grossesse est cette présence, qui va et vient au début puis s'intensifie, qui communique à travers les rêves, qui commence à ressentir des émotions, commence déjà à nous guider .
J'ai bien senti qu'elle avait choisi les circonstances, que c'était parfait pour elle, pour moi (personnalité)... un peu moins mais c'est que je devais aller voir certaines choses :)
Les émotions qui nous traversent pendant la grossesse sont comme une grande machine à laver lancée à toute blinde pour nous indiquer ce qu'il y a à lâcher, ce qui n'est plus nécessaire ni salutaire.
Les peurs basiques de survie, les peurs mentales, appréhensions.. jusqu'à ce que l'on abandonne, que l'on revienne à la confiance, à lâcher prise parce que simplement, il y a des choses sur lesquelles notre personnalité n'a pas prise .
C'est une période de transformation du corps, mais surtout une grande étape de passer d'individu à parent, recevoir et accompagner, guider de son mieux, avec toute la pression que l'on peut se mettre ..

Depuis son premier jour, elle a toujours été pleinement présente, éveillée et je me rends compte à quel point les enfants sont nos guides et non le contraire .
Ils ressentent tout, ils savent, ils nous montrent nos non-sens .

Je le vois aussi avec les autres enfants en consultations, ils sont tellement perceptifs, ouverts et dans la reliance que de vouloir les faire rentrer dans des cases de "l'ancien" monde n'a pas de sens .
Alors, on dit qu'ils sont hyper-actif, sur-doués, différents etc.. mais en fait ils sont juste à une autre étape d'évolution que nous, qu'ils viennent partager avec nous .

Ce qui est formidable dans la vie, c'est que l'on arrive toujours à vivre des choses que l'on aurait jamais imaginé !
On en bave par moment, on ne voit pas d'issue, on ne voit pas toutes les transformations en cours, c'est un peu comme si on était chenille passant à papillon en permanence .
Prenons le temps de regarder un peu notre parcours et d'y voir tous les challenges relevés, tous ces instants qui nous amène à qui nous sommes aujourd'hui .
A voir, que si chacun d'entre nous est là, c'est parce qu'il s'est relevé un nombre incalculable de fois, qu'il a transformé ce qui semblait être des obstacles en opportunité, en enseignement .

Bref, je réalise à quel point se prendre au sérieux est vraiment la grande maladie des "adultes" .
Se prendre au sérieux, cacher ce que l'on vit, refouler ses émotions, s'emprisonner dans un personnage, pourquoi finalement ?
Ca ne rend pas plus heureux, bien au contraire, c'est étouffant .

Alors, oui, j'ai trouvé que ce blog était un peu sérieux, mais ça m'amuse maintenant que je le vois, ça fait partie du parcours .
Alors, je vais reprendre mes feutres, mettre de la couleur, de la joie et oser jouer pleinement quoiqu'il arrive .
On est là pour avancer, cheminer, évoluer mais aussi et surtout vivre, ressentir, aimer pleinement, avancer, reculer, partager, goûter, changer ....

Je vous souhaite de beaux moments colorés et joyeux, en étant "juste" Vous 








vendredi 6 janvier 2017

Que voeux tu ?

Le début d'année est l'occasion de formuler ses voeux, on peut le faire par habitude, par convenance etc.. mais c'est aussi une formidable occasion de redéfinir ce que l'on veut/voeux vraiment .
C'est une opportunité de clarifier ce que l'on souhaite vraiment du fond du coeur aux autres mais aussi et surtout à Soi-m'aime, la seule personne avec qui l'on partage tout du début à la fin de cette expérience de vie et qui si elle va bien va pouvoir partager de belles choses, enrichir l'expérience, être disponible et accueillante pour l'autre .

C'est un joli recentrage, qu'est ce que je veux vraiment pour moi, qu'est ce que je m'autorise à vouloir, à recevoir dans ma vie, à créer .
Par le rythme de vie effréné d'aujourd'hui, où l'on est débordé d'informations et de distractions, on est sollicité dans beaucoup de directions et l'on peut se retrouver confus sur nos priorité de vie, se perdre un peu, être influencé, avoir des habitudes qui ne nous portent pas vraiment dans le respect de nous-même, reporter à plus tard ce qui nous ferait du bien, ce qui nourrit notre être ..
et pourtant chaque instant, chaque jour est un espace de choix qui peut être conscient si l'on y porte attention, que l'on s'arrête ne serait ce que quelques secondes sur l'intention qui nous met en mouvement .
Observons à quel point bien souvent nous courons, au propre comme au figuré, après moults choses sans nous être posé profondement la question de ce que cela nourrit en nous .
Il est plus facile de savoir ce que l'on ne veut pas, ce que l'on ne veut plus que de définir avec exactitude ce que l'on désire créer et mettre en place dans sa vie, comme si il ne fallait pas rêver ..
et pourtant toutes choses existant ici dans ce monde a été d'abord pensé et voulu avec intention avant d'être vécu, matérialisé .

Je nous souhaite chaque jour d'être présent et conscient de ce que nous mettons en mouvement, à quelles pensées et croyances nous donnons du poids, à quel point nous permettons nous d'être au clair avec ce que nous voulons vraiment, ou sommes nous en train de faire des compromis et si c'est le cas, pourquoi  ? Sommes nous en accord avec nos idéaux, nos valeurs, nos envies et élans du coeur ?
Sommes nous dans le respect de nos besoins, de notre personne, de notre être ?

Se poser ces questions n'est pas être égocentré, c'est la bas saine pour exprimer l'être que nous sommes et la qualité de nos relations .

Comment pourrait-on souhaiter le meilleur aux autres sans commencer par soi-même ?

Je nous souhaite une année, des jours, des heures, des instants de sincérité avec Soi, d'intentions claires et définies, d'actions et de créations joyeuses car en accord, de bienveillance dans ce qui se vit, ce qui nous traverse, ce qui nous touche, dans les jugements que l'on peut porter parfois afin d'être ensemble et réunis à participer à cette période d'évolution que nous partageons, parce que nous l'avons choisi .

Bien à vous,

Marie

mercredi 21 septembre 2016

Ah, c'est compliqué !
:)
Petite phrase qui revient souvent et qui est juste l'expression de résistances .
Il n'y a jamais rien de compliqué dans ce qui se vit, ce que l'on ressent, les émotions, sentiments qui surgissent .
C'est après être passé dans la machine à trier, et allongé, déformé etc de ce qui est bien, de ce que l'on s'autorise, de ce que l'on peut dire, exprimer que ça devient compliqué .
Je suis triste ou en colère, en joie ou en exaltation, c'est hyper simple, fluide, c'est ce qui se vit, point .
Ah, oui, mais je ne peux pas le dire parce que blabla, j'ai une réaction parce que dans mon vécu passé telle situation a amené tel évenement qui m'a fait vivre ceci, celà .. je ne devrai pas, je ne comprend pas pourquoi ..
Ce qui surgit, ce qui se ressent, se vit est le flux de vie qui circule, qui amène, qui draine, qui pousse, qui fait jaillir une expérience, qui nous propose d'être accompagné par cet élan .
Dès que l'on résiste à ce qui se vit, que l'on essaye de contrôler, maîtriser, on dévie, pose des impasses, des barrages on coupe cette circulation naturelle de l'énergie de vie .
ça devient inconfortable, compliqué à vivre parce que l'on ne lâche pas .
Observons ces petites phrases super révelatrices, que l'on dit bien souvent sans en prendre conscience lorsque l'on parle de ce qui se vit en nous :" c'est nul", "je devrai pas", observons ces jugements, accueillons les tout comme le message hyper simple du coeur : c'est ouvert et harmonieux ou pas, ça me correspond ou pas, j'ouvre ou je résiste parce telle croyance me raconte que ...
Autorisons nous cette écoute sincère de ce qui se vit et observons qu'en fait c'est limpide, très simple et nous offre un petit pas vers la découverte de notre individualité .

Bonne journée à tous

jeudi 30 juin 2016

Notre paix intérieure ne dépend pas de l'extérieur .

Notre paix intérieure ne dépend pas de l'extérieur ni de la situation qui se propose .

Elle est vécue et goûtée ou non, selon la façon dont nous nous laissons traverser par l'expérience de vie qui se propose, si nous résistons ou pas à ce qui se propose .
Ce ne sont pas les faits qui provoquent en nous la paix, la joie, l'harmonie ou la tristesse, la colère .. c'est la façon avec laquelle nous nous positionnons par rapport à eux .

Notre positionnement est la résultante de croyances, les notres, personnelles, celles avec lesquelles notre personnalité s'est construite, celles du milieu dans lequel nous avons évolué, celles de la société dans laquelle nous baignons, celles de l'humanité que nous connaissons .
Les croyances sont des paramètres, des filtres qui nous font interpréter ce qui arrive .
Toute croyance non-remise en question devient certitude et peut rester consciente ou prendre racine dans l'inconscient .
Au fur et à mesure de notre chemin, nous agissons par rapport aux choses que nous tenons pour "vérité" .

Exemple d'une croyance : pour être heureux il faut être à deux .
Première phase, si je suis seul je ne vais pas l'être .
Mise en place, donc je cherche à tout mettre en place ou faire pour cet objectif qui me fait croire que je serais heureux quand je l'aurai atteint et que je ne remets plus en question .
Ce qui est intéressant c'est que la racine commune de quasiment toutes les croyances est que notre bonheur dépend de quelque chose d'extérieur sur lequel nous croyons avoir prise . Alors, nous courons, tel le lapin d'Alice .
Par rapport à cet exemple, juste regarder que oui, on peut être heureux à deux, mais aussi seul, et que l'on peut tout aussi bien être malheureux que l'on soit en couple ou pas . La croyance de départ n'est pas forcement remise en question, elle est trop ancrée .
On peut changer l'exemple par le matériel, l'abondance ou la pauvreté,  le physique :la santé, l'apparence ..

Fondamentalement, au niveau de l'unité, il n'y a aucun problème dans la façon dont nous vivons notre expérience de vie, les croyances que nous avons mis en paramètres plus ou moins consciemment, les façons dont nous nous limitons ou le potentiel auquel nous nous ouvrons .
Au niveau de la personnalité, du vécu et du ressenti, cela peut être subi, nous empêchant de goûter à la paix et à la joie de l'instant parce la croyance X est en train de me raconter que ça ne devrait pas être comme ça, parce que ... blablabla ...
La résistance qui en découle nous coupe de la source, de l'unité, de ce qui est .

On peut tout à fait être en paix avec les émotions et pensées qui passent et se vivent en réaction . Etre en paix, dans l'accueil de la vague, qu'elle soit joie ou colère, ou résister et créer un état inconfortable . Il n'y a qu'à regarder et méditer quelques instants sur la vie de Gandhi, Nelson Mandela entre autre .

S'ouvrir à ce qu'il y a de plus profond en nous, la paix de l'être ou rester en résistance avec les vagues de l'existence me semble être ce fameux choix du libre arbitre .

Belle journée à tous .

Marie

jeudi 25 février 2016

La fascination et l'identification au corps émotionnel

Nous créons et vivons notre réalité à chaque instant, de par le regard que nous posons sur le monde, à travers nos interprétations, et nos filtres qui influencent notre positionnement et les actions qui en découlent  .
Le plus gros filtre, à mon sens, est celui d'un corps émotionnel malmené parce que l'on freine ou retient les émotions au lieu de les laisser nous traverser, on les stocke et elles se cristallisent .
Parce que notre corps émotionnel est en souffrance, il nous fait voir et interpréter toutes choses, tout événement au travers des blessures passées et non guéries, car non-accueillies et non-lâchées .
Nous sommes parfois tellement identifié à tout cela, que nous croyons la "réalité" de l'histoire de souffrance .
C'est un programme fascinant, quasi hypnotique qui nous fait agir en réaction et non en action .

Nous avons été conditionnés enfants à juger de façon duelle  nos émotions, à les trier, et à refouler, mettre de côté, voir même les diaboliser (de peur de ne pas les maîtriser), celles jugées "négatives "pour nous adapter aux principes d'une société  .Comme l'exprimait très justement et simplement Krishnamurti :
 "Ce n'est pas un signe de bonne santé que d' être bien adapté à une société profondément malade ."
 En nous adaptant aux codes et moeurs, l'habitude est prise de trier nos émotions, celles qui sont "politiquement" correctes . 
Et les habitudes sont tellement en place que cela devient des mécanismes inconscients et il est bénéfique et libérateur d'aller les revisiter et les réactualiser lorsque cela devient limitant dans la pleine expression de l'être unique que nous sommes.
 Et donc ces émotions rejetées, que deviennent-elles ? 
Mmm ça macère à l'intérieur et ces bons gros paquets qui encombrent notre corps émotionnel deviennent l'histoire à laquelle on s' identifie . C'est une grande partie du personnage que je crois être, qui est passé par de dures épreuves, ça n'a pas été facile, je travaille encore dessus.... je l'intègre, le digère ...
Mais la croyance tenace en ce passé émotionnel qui fait tout un brouhaha, nous éloigne de la paix de l'instant, nous pollue finalement car nous nous y identifions .

J'entends très souvent les personnes se juger pour les émotions qu'elles ressentent et je leur demande si elles ont choisi ces émotions .. A priori on choisirait le top du top, si c'était le mental qui passait commande et maîtrisait, et pas la colère, ni la tristesse, la lassitude ...Les émotions arrivent, nous traversent et se transforment si on ne les combat pas, si on les accueille et les reconnaît pour ce qu'elles sont . Elles sont la résonnance en multi-teintes de la vie qui nous traverse, des signes nous indiquant si nous sommes dans le respect et l'écoute de notre harmonie intérieur/extérieur, ressenti/action .
Mais l'habitude de refoulement et d'étouffement se mets en place automatiquement si cela est resté inconscient .
On rajoute un petit sac à notre corps émotionnel débordant et une dose de jugement par dessus .
Waou quel programme !

Une émotion nous traverse, accueillons la et écoutons ce qu'elle exprime, ce à quoi elle nous ramène et ce qu'il y a derrière, bien souvent une résonance avec d'autres émotions passées et non-libérées .

Exemple : je vis une situation et là, une colère se manifeste .

Option 1 
 je peux alimenter ma cocotte et "prendre" sur moi en refoulant, quand même, ça se fait pas, je devrai être au-dessus de ça, je ne veux pas blesser ... blablabla toutes les meilleures excuses du monde et en fait je n'ai pas accueilli ni écouté ce qui se vit sur l'instant et j'agis de façon automatique par rapport à des données mentales acquises, quitte à me maltraiter par manque d'écoute bienveillante . Effort et tensions qui ne vont pas nourrir la paix intérieure ni l'harmonie avec les autres à long terme .Bref, je refoule, je ne me fais pas de bien et un jour cette émotion sortira disproportionnée à la situation et on porra rajouter une petite pincée de culpabilité ..

Option 2 
 tiens, ça crée de la colère en moi, tiens, qu'est ce que ça me raconte, je prends le temps d'écouter ce qui se vit en moi et je m'offre l'opportunité de sortir de la confusion . Ce qui pourrait donner un dialogue intérieur :
_  je ne me sens pas respectée
_  ah et? 
_ j'en ai marre de faire des efforts .. c'est toujours pareil ... 
ok, je reste avec, je ne combats pas et l'émotion se calme déjà un peu et commence à me raconter son histoire . 
_ Parce qu'en fait qu'est ce que je voudrai ? 
_ être dans une relation respectueuse et harmonieuse .
Derrière cette colère il y a une réelle aspiration à l'harmonie et au respect .
_ Qu'est ce que je pourrai mettre en place pour être dans une relation respectueuse et harmonieuse ?
_ heu, me respecter peut-être déjà et être en harmonie avec ce qui se vit en moi pour pouvoir le partager, l'exprimer, simplement, dans la confiance ..
etc ...

Après ce temps d'accueil et d'écoute la colère m'a délivré son message et le calme est revenu . La place est redonnée à l'action et non plus à une habitude frustrante née de la peur de la rencontre de ce qui nous traverse, de celle d'être débordé par ses émotions, ne plus pouvoir les gérer et de faire n'importe quoi . 
Finalement, n'est ce pas la cocote-minute qui pète ?

C'est vrai, des fois, on se dit que c'est compliqué, que ça a l'air trop simple ... 
Mais finalement, n'est-ce pas plus compliqué de continuer à nourrir une décharge de mal-être émotionnel refoulé, de rester enfermé dans un fonctionnement habituel qui nous fait tourner en boucle dans la mésestime que d'enfin s'offrir d'accueillir ce qui se vit dans l'instant, simplement, en harmonie avec soi ?

Je reste intimement persuadée que lorsque l'on est à l'écoute et dans l'accueil bienveillant avec ce qui se vit en nous, l'on est centré et c'est là que l'on peut pleinement participer et créer avec le coeur . 
Nous sommes la vie qui s'exprime à travers chacun de nous, et la vie prends soin d'elle .
Il est impossible d'être en harmonie, dans la joie et la confiance avec le monde si on ne l'est pas avec soi .
 
Et l'on revient à être soit dans la peur, soit dans la confiance .

Belle journée à vous tous .





 


dimanche 3 janvier 2016

Belle création 2016 à tous .

En ce début d'année je trouve assez génial de prendre le temps de se demander ce que l'on souhaite vraiment pour les autres, pour soi, pour le monde .
Une belle occasion de prendre conscience de ce qui est essentiel depuis son propre regard, là, maintenant, là où l'on en est de son parcours et de son expérience .

Ce que je nous souhaite du fond du coeur est de nous accueillir et nous accepter dans nos particularités et de les aimer de plus en plus, de nous juger de moins en moins dans nos "imperfections" afin d'y voir un terreau de réalisation, de célébrer et savourer la vie qui nous traverse, revenir et séjourner de plus en plus longuement dans cet espace chaleureux du coeur .

Cette nouvelle année, je la sens riche en ouvertures et libérations d'anciens shémas et croyances, en prises de conscience concrètes de notre pouvoir créateur sur notre vie et aussi de l'impact que nous avons individuellement sur ce monde, sur l'immense liberté que nous avons dans le regard que nous portons et la souplesse avec laquelle nous nous laissons traverser par l'expérience de vie .
Les prises de conscience sont en accéléré et touchent de plus en plus large .
Cette époque est formidable par l'ouverture qu'elle nous offre de nous exprimer et oeuvrer en toute clarté, au grand jour, libre d'incarner notre essence-ciel en étant de plus en plus humain .

Bref, je sens que ça va bien souffler ... les pieds bien sur terre, centré, dans la direction qui nous tient à coeur, ça va dépoter !
Faisons en ce qui nous tient à coeur, ce qui nous plaît, nous fait vibrer, nous fait sentir vivants ... soyons pleinement l'expression de ce que nous sommes vraiment .. des coeurs sur pattes, touchants, vivants, vibrants et inter-reliés !!!
Nous oeuvrons constamment à la création de demain et du monde dans lequel nous vivons, chaque échange, geste , pensée et action y participe .
Et même si nous rencontrons des difficultés momentanées ne perdons pas de vue que c'est l'amour qui nous met tous en mouvement, mettons y notre attention, encore et encore, en toute conscience avec chaleur et affection .

Bref, je nous souhaite une magnifique co-création 2016 et vous embrasse de tout coeur .

Marie

mardi 29 décembre 2015

Belle fin d'anné à vous tous

Je vous souhaite de tout coeur une belle fin d'année 2015 .

Année qui fut décapante pour pas mal d'entre nous, qui nous a amenés à lâcher l'ancien, beaucoup de vieux fonctionnements, de nous défaire de beaucoup d'illusions mentales, sortir de cycles limitants pour pouvoir être toujours plus en harmonie avec notre être véritable .
Décapante de par la force avec laquelle les changements en profondeur nous ont poussés parfois dans l'inconfort, voire plus, si nous avions des résistances .
Elle fut également merveilleuse dès lors que la place était faite à l'accueil de toutes les transformations et métamorphoses proposées .De ce que je vois du travail fait en consultations, et sur moi également, nous changeons et avançons de façon tellement rapide en ce moment que celà en est bluffant :)
Ce que j'aime en cette période de fin d'année c'est faire la rétrospective, de voir tous les changements opérés en une année, parce que l'on se souvient facilement de là où l'on en était à la même période .
Je vois 2015 comme une grosse année de chantier, de déblaiement, de bouger des grosses pierres pour laisser l'espace à être de plus en plus léger et libre de croyances limitantes .
Bref, on a virer pas mal de vieux costumes étriqués et bien poussiéreux .
On a ouvert, encore et encore, mis à jour nos priorités et redonner l'espace à ce qui est vraiment essentiel pour chacun . A poser son autorité sur sa propre vie en accord profond avec soi-m'aime ..
Quel bonheur ..

Je vous remercie de tout coeur pour tous ces beaux moments de partage et de bouts de chemin passés à avancer ensemble .
Je vous souhaite de beaux moments avec vos proches, avec les personnes qui vous sont chères, de profiter de ces instants précieux pour célébrer la vie, généreuse et tellement riche dans l'expérience qui nous est offerte, de vivre avec joie ce passage vers le nouveau .

A bientôt !


dimanche 23 août 2015

Vouloir, racine de mon désespoir ...

Et si vouloir était le plus grand obstacle à l'acceptation de se qui vit, de ce qui est, là, maintenant, de savourer pleinement la proposition du présent ?

Vouloir plus, moins, autre chose, autrement .... proposition de notre mental, formidable gps qui ne propose que des sentiers déjà empruntés, vus, connus, voir entre-aperçus ...
J 'aime à voir cela comme venu d'une bonne intention de sa part .
Il nous concocte le meilleur menu, à son idée ... et devient parfois capricieux si c'est nouveau, inattendu, surprenant ... pas comme il l'a décidé en somme .
Nos attentes, sources de déceptions, désagréments, souffrances, ne viennent-elles pas de notre vouloir ? Croyances guidées par notre petit moi, exigeant, déterminé, buté, qui pense savoir ce qui est le mieux pour nous ?

Je pense sincèrement que la vie dans laquelle nous baignons, à laquelle nous participons à chaque instant, qui nous crée et que nous créons a de meilleurs plans pour nous... des instants uniques, un présent éternellement renouvellé et changeant .
L'univers nous propose cette ouverture, toujours plus élargie de cet individu que nous jouons vers une version plus épanouie, plus mûre, plus alignée, plus proche de notre essence .

Observons avec détachement et amusement tous ces petits vouloirs très précis, petits caprices de l'égo, qui finalement nous raconte beaucoup de choses sur ce qui se vit en nous, sur notre regard, nos croyances, nos habitudes, les histoires que l'on se raconte et que l'on croit de plus en plus ... et nos limitations prêtes à sauter.

Regardons avec tendresse cette part de nous qui s'accroche, qui résiste mais qui finalement a juste oublié que la vie nous amène toujours ce qui est le mieux pour nous, mˆeme si sur l'instant ce n'est pas perçu, par manque de recul et surtout par manque de confiance . Confiance en l'univers, envers notre guidance intérieure .

Le regard trop focalisé et determiné du vouloir nous éloigne du recevoir .

A chaque fois, que j'ai réussi à percevoir que c'est cet écart entre ce vouloir et ce qui est, qui me pourrissait la vie, cela m'a ouvert la possibilité d' accueillir une autre façon de voir ce qui se vit .

Ce que j'ai observé c'est qu'en déposant ces vouloirs, s'ouvre la porte à un état complètement différent, relié à la vie et à sa sagesse d' évolution... la contemplation ...

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus de vouloirs, mais ils ne sont plus suivis, plus aveuglement poursuivis, juste accueillis, observés, vus .. jusqu'à la prochaine fois ... :)

Sortir du vouloir, ne veut pas dire de ne plus avoir d' aspiration, d'action ou d' élan mais sortir des exigences mentales et redonner l'espace à ce qui est, ce qui se vit, à l'intérieur et à l'extérieur, revenir à l' élan du coeur, de notre être, sortir de la lutte ...

Nos anges déguisés

Lorsqu'une situation se présente à nous et vient réactiver une de nos blessure profonde et ancienne, elle est une occasion, un cadeau, de pouvoir enfin l'accueillir et la guérir .
Ce cadeau arrive toujours par une scène nous reliant à un vécu cristallisé, non-libéré, et d'un coup, nous ne sommes plus au présent mais en réaction, en protection, en beug .
Et on revit cette mise en scène jusqu'à ce que l'on s'accorde le temps et l'espace de voir l'illusion de notre identification à cette blessure .

Par exemple, pour la blessure d'abandon, l'univers va envoyer les événements adéquats qui vont nous faire revivre des ressentis similaires, jusqu'à la prise de conscience que personne d'autre que moi ne peut m'abandonner .Mais que tant que je vis l'illusion d'être abandonné, je nourris cette croyance qui me fait souffrir . Je vis pleinement cette blessure par auto-persuasion et mon formidable mental sait faire de si bons exposés ...
Si je ressens la blessure de rejet, dès que je crois ma boucle de croyances associée, activée par la similitude avec un trauma passé, je me mets moi-même en rejet et je crée la situation sans en avoir conscience .Et j'attire à moi ces propositions de guérisons par résonance, parce que ma part évolutive aspire à me guider vers la plus belle expression, plus harmonieuse de l'expression de ce que je suis.

Il m'apparait donc, que les personnes qui viennent jouer le rôle de "responsables" de notre souffrance sont de formidables mains tendues vers la prise de conscience de cette illusion créatrice de nos boucles de souffrance .
Je trouve que le mot ange convient bien, quelle est la meilleure manière d'offrir l'opportunité de lâcher un bon vieux paquet si ce n'est par créer un stimuli nous reproposant de voir le dysfonctionnement en respectant notre libre-arbitre ? De nous accompagner vers cette libération et l'expression plus juste de nous-même ..
Déguisés, parce que sur l'instant, c'est plutôt inconfortable, désagréable, voir plus intense ... et on ne reconnait pas forcément de suite le cadeau d'évolution et de transformation .

Ce qui est incroyable, c'est à quel point, nous sommes tous les anges déguisés des uns et des autres :)
Jusqu'à la réalisation que personne d'extérieur ne me fait souffrir, c'est dans l'espace intérieur que je crée mon monde et ce sont mes croyances et mes interprétations qui créent entièrement la teinte de mon expérience de vie .
Et chaque rencontre et inter-action est une invitation à se relier, à se décharger pour pouvoir s'accueillir .
Un grand merci à tous les anges déguisés du passé, de maintenant et à venir, si besoin :)

dimanche 5 juillet 2015

Accompagner sa part humaine avec douceur et empathie



Sur le chemin de l'éveil à sa véritable nature, il y a la prise de conscience, l'évidence, que nous sommes bien plus que la personne incarnée à laquelle nous nous identifions depuis notre naissance, qu'elle en est une expression momentanée, en perpétuel transformation .
Nous sommes de nature spirituelle ayant choisie de nous expérimenter dans ce corps, dans cette vie, pour nous découvrir et grandir, avec pour cela des paramètres de limites propres à ce monde d'énergie faite matière .

Plus cela s'élargit et s'ancre dans notre vision de la réalité, plus nous percevons la vie au niveau évolutif, spirituel .
De ce niveau, quoi qu'il arrive, tout est toujours parfait et nous fait grandir, nous amène à la découverte de ce qu'il y a de plus lumineux et merveilleux en nous, cette faculté de transformation et de métamorphose .

Parfois, en ne regardant que de ce niveau, on en oublie d'accompagner la part humaine en soi .
Le plus gros challenge, me semble être de vivre l'harmonie entre cette conscience de l'être illimité que nous sommes et le vécu psychique et émotionnel en tant qu'individu, personnalité, avec ses limites .

 Tout événement, toute situation est occasion de nous découvrir, de nous expérimenter et d'aller vers la réalisation de Soi .

Du niveau évolutif, tout est parfait et choisi à ce niveau par rapport à ce que nous avons décidé d'apprendre, d'améliorer, de faire mûrir .

Du niveau humain, ce n'est pas toujours fluide et harmonieux à vivre .Il nous faut souvent mourir à quelque chose pour renaître différent .
Psychiquement et émotionnellement notre personnalité a besoin d'être accompagnée, d'être écoutée avec douceur et empathie dans ces transformations .
L'une des difficultés lorsque l'on est sur un chemin de développement personnel, spirituel, est de regarder avec une douce sincérité ce qui se vit vraiment, nos limites, nos peurs, nos blocages... d'en faire la carte .
De pouvoir les accueillir tels qu'ils se vivent pour pouvoir s'accompagner, sans mettre de côté, sans déni, sans se faire violence, et surtout sans se juger .
 Bien souvent, sur notre chemin, notre égo spirituel nourrit de notre quête d'amélioration et de perfection peut devenir tyrannique et intransigeant avec ce qu'il pourrait considérer comme des retours en arrières .
Il lui est difficile d'accepter ce qu'il estime être des faiblesses avec tous les outils dont nous disposons .

Je l'observe souvent, en consultations, mais aussi avec moi-même bien sûr, ça commence par "c'est bête", "je devrais pas", "il faudrait que","avec tout le travail que j'ai fais sur moi-même".. lorsque l'on est touché par le vécu émotionnel  et psychique par rapport à une problématique en cours .
C'est à cet instant que notre humanité tend la main, a besoin d'écoute et de réconfort . Ce n'est pas s'apitoyer mais accueillir à bras ouvert cette part fragile et vulnérable de nous même dans ce qu'elle vit, comme elle le vit .
Dans cette écoute et cet accompagnement, s'ouvre une circulation, une réharmonisation entre la direction choisie par notre part divine et notre part humaine .
Cette invitation à revenir à l'écoute de Soi, à nous recentrer, à être en paix et en harmonie intérieure avec ce que je Suis dans ce que je vis là, maintenant, en tant que femme, en tant qu'homme avec mes limites, mes vulnérabilités, ma sensibilité, mon grand coeur .

                                        Invitation à cette ouverture du coeur, sans condition .
                                      S'aimer, tel que l'on est, entièrement, où que l'on en soit .
                                    


    Accueillir tendrement l'humanité dans ses remous, ses perturbations, sa magnifique fragilité afin que puisse pleinement s'ouvrir et s'exprimer cet espace illimité d'amour que nous Sommes .

                                    Divinement parfait, humain en transformation perpétuelle ..
                                      Touchante et merveilleuse apparente contradiction ..
 

jeudi 21 mai 2015

Observer, accueillir et se libérer de la souffrance émotionnelle .

La vie nous amène à vivre toutes sortes d'événements, qui créent en nous des émotions qui nous touchent, nous chahute, nous bouleverse ..  pleinement sur l'instant .
Caractéristique de quelqu'un de vivant ..
Certains sont douloureux que cela soit des deuils, des séparations ou des changements d'état.
 Il y a donc la douleur vécue, ce bouleversement intérieur suite à une situation extérieure.
Suite cet instant T, il y a plusieurs options, l'acceptation et le lâcher-prise ou la souffrance .

 La souffrance est ce qui peut en découler, se vivre ensuite .
( Si ce n'est pas gérable, on la pose en déni ou refoulement, pour plus tard ...)
Elle est, pour moi, basée et nourrie par les histoires, nées de nos références personnelles de vécu, qui se racontent en boucle dans notre univers intérieur .
Sur le rejet et le refus de la réalité de l'instant, de ce qui est là, maintenant .

De là naissent les pensées que cela ne devrait pas être, d'une part ce qui vient se manifester jusqu'à nous et d'autre part que l'on ne devrait pas vivre cela comme ça de l'intérieur .
Le dérapage est très subtil et c'est en cela qu'il me semble évident que la première étape est d'observer ce qui se raconte, ce qui se vit .
Je vis cet événement difficile, je le vis avec telle et telle émotion . Il est essentiel de les reconnaitre et les accueillir comme elles se présentent, sans les juger, sans se juger, sans vouloir être déjà dans autre chose .

C'est ce qui est, ce qui se vit, en cet instant, point .

Ensuite vient l'idée que ce n'est pas juste, que l'on ne le mérite pas, de comment on a fait pour ne pas le voir, etc ... C'est à cet instant précis que démarre cette petite roue subtile, ce sont ces histoires qui nous font souffrir et qui nous font passer à côté de l'opportunité de l'instant présent .
Le plus délicat, c'est qu' elles deviennent petit à petit des croyances ancrées, que l'on prend pour des vérités et que l'on ne remet plus en question .
On est assis dessus et on ne les voit plus .
Il n'y a pas à se battre contre elles, juste les écouter, les observer, elles sont là et prendre connaissance de leurs contours, de leurs boucles, de ce qu'elles racontent .
Ce n'est pas de la complaisance, juste une écoute véritable .
Ensuite on peut les remettre en question tranquillement, est-ce que c'est vrai ?
Est-ce que je peux y faire quelque chose ?
Qu'est ce qui ce cache vraiment derrière ?
Une peur, une profonde tristesse, de la colère ..

Une fois que l'on a conscience de cette boucle, elle est démystifiée, on sait qu'elle est là mais l'on peut revenir au présent et choisir ce que l'on veut, elle ne nous influence plus complètement, puis de moins en moins et progressivement on revient à notre liberté, sortis de son emprise .
En arrêtant de croire ou de combattre ces histoires, ces boucles, on cesse de les nourrir, elles arrêtent de nous faire souffrir .

Ce n'est plus l'événement qui nous fait souffrir mais bien le blabla installé depuis .

Il est important d'être affectueux et compatissant avec soi-même dans ce qui se vit et arrêter de vouloir se forcer à aller plus vite et être déjà passé à autre chose quand c'est nier l'état qui se vit .
Arrêtons de nous faire violence .

La vie est tellement bien faite que nous sommes multiples .
Nous avons cette chance de pouvoir nous entraider, de nous montrer les uns les autres nos angles morts, nous accompagner ensemble  pour nous retrouver, revenir apaisé après la tempête ...

et nous rouvrir à sourire pleinement :)






dimanche 22 mars 2015

La proposition de jouer pleinement son "je"

La vie n'est qu'une succession de propositions, d'instants, d'événements, de mises en scène, de situations,  de choix de se jouer soi, de vivre pleinement son" je" .
Incroyable cadeau de chaque instant de nous révéler tel que nous sommes, c'est ce qui se propose, en tout cas .

Chacun d'entre nous est unique et fascinant,  expression individuée et particulière se découvrant et se jouant d'instant en instant .
La vie jaillit en nous,  elle circule, se magnifie de par l'expression de l' individualité, vécue depuis notre univers personnel, notre propre perception et interprétation du monde,

L'individu est une cellule de l'humanité, une part unique, essentielle au tout, chacun apportant son étincelle, sa complémentarité .

Nous avons éternellement ce choix renouvelé de chaque instant de juste laisser se vivre cet élan, ce qui nous traverse, ou pas .

Combien de fois essaye-t-on d'être quelqu'un d'autre en délaissant nos magnifiques particularités ?
Jusqu'à combien de fois par jour, est-on capable de croire l'histoire, que l'on laisse se raconter, que c'est mieux comme ci, comme ça, en se coupant de notre ressenti profond ?

Pourtant chaque instant nous propose de nous écouter, d'être juste Soi .

Juste Soi, simplement, magnifiquement, pleinement Soi .

Chaque seconde est donc ce choix merveilleux de se vivre tel que l'on est, là où l'on en est, avec affection, sympathie et douceur ou de se pourrir la vie avec des concepts, des dogmes .
Il n'y a pas de mode d'emploi pré-établi pour être qui vous êtes, qui je suis, en cet instant, ça n'a jamais existé et cela ne se reproduira jamais .
Il y a la vie qui s'exprime à travers l'unicité de chacun, offrons nous d'être, présents à ce qui se vit, à l'intérieur, à notre sagesse intérieure .
C'est la proposition, en tout cas ...

En résumé, la vie est courte en tant que le "je" que vous êtes, là, maintenant .. ça vous le savez déjà, je ne vous apprends rien  :)
Comme disait Oscar Wild " Soyez vous même, tous les autres sont déjà pris "
J'ai envie d'y rajouter, que ce serait quand même bien dommage de ne pas vivre pleinement le "je" qui est en vous, de ne pas en profiter ...et pour vous et pour le tout ...

mardi 10 février 2015

Notre harmonie intérieure .

Aller à l'écoute de son ambiance intérieure est une invitation à  sortir du faire et être juste là en cet instant avec soi, goûter ce qui se vit à l'intérieur .
Ce que j'appelle l'ambiance intérieure est l'attitude que l'on a envers soi-même, la façon dont l'on se parle, l'image que l'on a de soi, comment on se juge ou pas ..
L'explorer permet de mettre en lumière nos croyances limitantes  .
Nous interprétons tout, à travers ce que nous croyons, que cela soit conscient ou beaucoup moins .
Nous sommes conditionnés depuis notre venue au monde, d'abord par ce que nous renvoie notre famille proche, nos amis et connaissances, par la société dans laquelle nous vivons, toutes les personnes que nous rencontrons, mais et surtout principalement par des croyances, celles qui nous ont été transmises, que nous avons accepté et fait notre, parfois inconditionnellement et que nous entretenons bien souvent sans les voir .
On ne peut remettre en question ce que l'on ne voit pas, d'où l'importance d'écouter et de prendre ce temps pour les mettre en lumière .
Ce sont ces croyances qui filtrent ce qui se vit et nous amène à les vivre d'une façon inconfortable et difficile ou de façon agréable et joyeuse .
En regardant des scènes passées de notre vie, on peut voir de quel façon on s'est accablé pour un événement qui finalement aujourd'hui avec un autre regard peut être perçu d'une façon complètement différente . Egalement, en observant qu'avec des cultures différentes les évènements peuvent être perçus de façon parfois contradictoire .

Ce qui me semble intéressant et libérateur est de mettre en lumière les croyances qui nous réduisent et nous font souffrir . Elles naissent de la vision duelle de la vie, du bien et du mal .
Concrètement, ce sont des pensées du genre "je devrais", "ce serait mieux" ou "j'aurai du", "j'aurai pu " ... " le monde devrait..", "il aurait du" .. des charmants petits programmes nés de la croyance que l'on devrait être mieux, être autre chose que ce que l'on est, que le monde ou l'autre aurait du ...
La non-acceptation de ce qui se vit par l'idée que ça ne devrait pas être cela .
Il y en a un autre très sympa aussi que j'ai bien pratiqué (sourire ) "qu'est ce que j'ai fais pour que cela se manifeste dans ma vie ", avec une notion culpabilisante de la part de chercheur "spirituel " un peu lourde et qui ne fais pas vraiment aller vers un espace de détente et d'amour de soi . Avec, vous l'aurez sûrement vu, la croyance que "j'aurai du faire autrement" .
En fait, en y regardant de plus près c'est la notion de devoir faire plus ou mieux ou autrement, qui est souvent mise en avant par nos croyances limitantes .

La racine est que l'on croit devoir être quelqu'un d'autre.

Quelqu'un de plus, de mieux, de moins ..
 Et de voir faire beaucoup de choses pour cela, beaucoup d'efforts et de travail en perspective ..

Nous sommes unique et différent et tout ce temps passer à essayer d'être autre chose nous éloigne de l'approfondissement et de l'expression de qui nous sommes et de ce que nous pouvons vraiment apporter autour de nous, à ce monde .
L'on passe du temps et de l'énergie à s'échiner à arracher ce que l'on croit être des mauvaises herbes en se jugeant, se dévalorisant  ou l'on cultive le beau en soi, en se faisant confiance, en s'écoutant et en continuant à s'aimer quoiqu'il arrive .

C'est prenant soin d'être qui nous sommes, tel que nous sommes, avec accueil, écoute et gentillesse que nous revenons à l'harmonie intérieure .
Que nous allons à la découverte de qui nous sommes vraiment, en éternel devenir .

De cet espace, toute action et expression qui en découle nourrit le monde autour de nous en accord avec notre coeur.

Quand nous sommes à l'écoute de ce qui se vit en nous, de qui nous sommes dans notre véritable nature, nous exprimons ce qu'il y a de beau et d'aimant .
Parce que nous acceptons et accueillons les moments et émotions difficiles sans nous abandonner, nous sortons des blessures à répétition afin de pouvoir ouvrir grand, s'ouvrir à la vie, telle quelle est .

Observons, explorons, écoutons, goûtons notre espace intérieur parce que là est notre sagesse, de là nous sommes reliés harmonieusement avec la vie tout autour de nous .
Avec soin, cultivons l'être unique que nous sommes pour l'exprimer et le vivre naturellement .

vendredi 9 janvier 2015

Je nous souhaite à tous pour 2015, de faire nos choix en conscience, relié à notre coeur et à l'harmonie, de ne pas nous laisser emporter par de vieux shémas de réactions .
De mettre notre attention dans ce que nous nourrissons et faisons grandir .
D'observer si nos actions naissent de la peur, de la colère, en réaction à ce que nous ne voulons pas, ce que nous rejetons avec force et émotions ou si notre façon de vivre et participer est l'expression de ce qui nous vient du coeur, de ce qui nous fait vibrer, nous est juste et harmonieux .

C'est un choix important, nous nourrissons notre réalité de ce sur quoi nous nous concentrons .
Chaque événement, qu'il soit confortable ou inconfortable, nous offre cette opportunité de revenir en soi et de faire le choix de cultiver le côté lumineux ou le côté sombre de l'être humain .
La paix s'amorce en soi-même, d'abord . On ne peut vouloir la paix dans le monde si l'on est pas en paix à l'intérieur de soi et avec ce qui nous entoure .
Il est de notre responsabilité individuelle de cultiver en notre espace intérieur ce que l'on désire à l'extérieur .
Nous sommes créateurs, tentons le plus possible d'être créateur conscient .

Je souhaite que nous prenions conscience de notre part lumineuse et que ce soit celle-ci qui soit cultivée .
Tout est évolution, l'ombre permet de voir la lumière, cette période de crise nous invite à poser des choix et nous impliquer dans ce que nous voulons vraiment mettre en place .
Nous avons la possibilité de choisir un monde d'harmonie, de joie et de partage, de le cultiver et le faire grandir. Soyons tolérants avec nos imperfections mais constants et patients dans la direction que nous choisissons .

Je nous souhaite donc pour cette année qui démarre, de ne pas nous laisser emporter par des réactions de peurs, de manques mais de nous laisser guidés par le coeur et la confiance .
De nous relier les uns aux autres dans la paix et le respect, avec joie et amour .
D'oeuvrer en acteurs conscients, ensemble, pas à pas, étape après étape, à la naissance d'un monde meilleur .

mercredi 31 décembre 2014

En ce dernier jour de l'année, j'ai envie de vous partager ma vision de ce que 2014 nous a apporté en terme d'énergie collective et en opportunité d'évolution .
 Cette année, de ce que j'ai pu en observer autour de moi, lors de consultations et aussi dans ma vie, nous a poussé à nous positionner, par rapport à soi et aux autres, à nos valeurs et nos aspirations essentielles, à nous y aligner dans nos actions  . Je dis bien poussés .
Cela faisait plusieurs années que nous y étions invités, mais depuis cette année, soit on se réaligne et fait ce qui est juste et en harmonie avec soi, soit on se prend un mur .
 Tout ce qui n'est plus en accord avec soi devient frappant, on ne peut plus faire l'impasse .
Ce qui passait l'air de rien, en esquive, fuite ou déni pose aujourd'hui des problématiques plus visibles, incontournables .

Tout ceci étant une opportunité magnifique de faire des choix en conscience, par rapport à nos aspirations essentielles, de se défaire des anciens comportements et schémas qui ne nous correspondent plus et nous limitaient .
Ce qui a permis pour beaucoup la résolution de gros dossiers en un temps assez rapide .
Parce qu'il y a la possibilité de faire bouger les choses d'une manière bien plus rapide qu'avant .

Il me semble important de prendre un temps d'observation, voire de contemplation de tous ces changements mis en place dans nos vies, tous ces pas qui nous on fait grandir, mûrir et nous amènent à avoir de plus en plus conscience de notre potentiel individuel, de la beauté de qui nous sommes vraiment, dans notre essence.

Cette période hivernale nous invite à prendre ce temps de prise de conscience des changements opérés par la personnalité .De regarder ce parcours qui peut paraître parfois chaotique ou sinueux, avec des crises libératrices et évolutives .Voir ce qui en a découlé, ce qui s'est allégé, les choix qui en sont nés et comment nos actions reflètent de plus en plus l'expression de qui nous sommes  .

Je nous souhaite de continuer notre chemin d'évolution avec confiance, à nous entraider, à partager et participer ensemble, chacun à son échelle à un monde où il fait bon vivre .
Un monde où l'humain exprimera pleinement la lumière, son essence même, incarnée dans la matière .
De mettre en avant ce qui nous relie, nous nourrit les uns les autres, afin de prendre soin de cette planète qui nous accueille et nous offre tant d'opportunités d'évolution et de création .
Je nous souhaite de goûter pleinement ce bonheur de s'expérimenter ensemble, de co-créer .
Je nous souhaite un chaleureux passage vers cette nouvelle année, dans la continuité de la réalisation de ce qui vous tient à coeur et du bonheur qui en découle .

vendredi 12 décembre 2014

Le présent du moment

Chaque instant est important, il n'y a pas de petits ou de grands moments lorsque l'on est là, juste là dans le présent de l'instant vierge et unique .Chaque instant est une proposition de se laisser être et briller tel que l'on est, simplement et merveilleusement .
Le présent et ce qui se vit en cet instant précieux est la seule chose qui existe vraiment .
C'est un cadeau, une opportunité de se découvrir, de se choisir dans ce qui nous fait vibrer, nous sentir vivant, offrir et partager de beaux moments avec les personnes qui nous sont chères et précieuses .
Il n'y a rien de plus important dans cette existence que d'aimer, aimer vraiment .
S'aimer soi, tel que l'on est, là où l'on est, pour pouvoir vraiment aimer l'autre, l'accompagner, lui tendre la main si besoin et partager ce que la vie nous propose de différent à chaque instant .
Il est temps de nous aimer les uns les autres, d'arrêter de croire que nous sommes séparés, de mettre en place et de vivre ce qui nous tient à coeur, ce que nous sommes vraiment : des êtres d'amour qui ne peuvent vivre sans l'exprimer, sans le partager .
Chacun de nous a des dons et des qualités merveilleuses pour apporter sa touche dans ce monde .
Restons simplement nous-même, exprimons-le, vivons-le pleinement maintenant .
Arrêtons de croire aux faux empêchements, aux peurs et doutes enfants de suppositions ... arrêtons d'écouter ce qui n'existe pas .
Regardons ce qui est, juste là maintenant dans cet instant où les possibles fleurissent .
Ouvrons l'espace à ce qu'il y a de plus beau et de plus grand en nous, à notre véritable nature .
Emerveillons-nous de ce qui est .
Dansons sur cette partition éternellement renouvelée et à découvrir .
Nous sommes beaux et touchants, sensibles et aimants, parfois on l'oublie mais on y revient toujours parce que c'est notre nature véritable .
Laissons-nous briller dans ce monde, montrons nous les uns les autres ce qu'il y a de beau et de fort en chacun .
La lumière n'est pas à l'extérieur, elle est dans le coeur de tous les hommes .
Chaque instant nous ouvre la possibilité de le vivre ensemble, à nous de le choisir avec joie et paix .
De tout coeur .


jeudi 6 novembre 2014

Gouttes d' océan .

                                     Petites réflexions d'une petite goutte de l'océan ... sourire..



Nous vivons l'expérience de la vie humaine en tant qu'individu, chacun de nous a, ce que j'appellerai un équipage .
Nous avons l'égo qui nous permet de nous identifier .C'est son rôle, c'est un peu le T-shirt qu'on a eu envie de porter cette fois-ci, le bateau dans lequel s'expérimente le voyage de cette vie .
C'est lui qui nous permet de découvrir la vie sous un certain point de vue et de participer avec une facette unique, différente des autres, de faire partie du patchwork de ce monde .
L'expérience de l' individualité se construisant sur ce concept d'être séparés .
Pour mieux se retrouver ..

Petite partie du grand tout qui se joue, petite goutte qui fait partie de l'océan et qui le compose, aussi .
 Nous naviguons donc, en tant que goutte individuée dans ce grand océan, oubliant parfois que c'est notre nature profonde .





M'est venue pour le mental, l'image du capitaine qui dresse une carte de ce qu'il connaît et préfère parfois tourner en rond que de se risquer en eaux troubles .. de ce qu'il imagine de l'inconnu, parce que son rôle à lui est de nous préserver .Plutôt méfiant, il analyse et dresse en revue tous les éléments qu'il a à sa disposition pour faire de son mieux .
Le capitaine joue son rôle pour amener le bateau à destination, de la façon qui lui paraît la plus sûre .
Mais la direction, elle, vient de l'être, qui s'exprime par le coeur .
L'art de ce jeu est de rester à l'écoute de cette direction qui nous anime et également des ressources et particularités du bateau, de ce par quoi se définit l'égo, ce qui se vit en tant qu'individu, de son point de vue .

Si l'on oublie d'être à l'écoute du coeur, on vit un voyage dirigé par la méfiance et le besoin de protection .
L'on ferme son regard à l'étendue des opportunités, trop focalisé par les peurs .

On ne le savoure pas de la même façon, on ne goûte pas pleinement la joie d'être incarné dans ce monde riche de possibilités .

C'est vrai que le coeur chuchote parfois et pour bien l'entendre il y a besoin de revenir à cet espace de calme et de silence intérieur .
Le mental fait de son mieux lors des tempêtes de notre vie . Il "a besoin " d'être reconnu à sa juste valeur pour ne pas en faire trop et déborder .C'est un compagnon de route au service du "Je" qui s'expérimente .

Le challenge me semble être que tout l'équipage soit en harmonie dans cette direction du coeur .
Que les moteurs du mental n'aillent pas à contre-sens du gouvernail du coeur .
Avec la conscience que quel que soit ce qui se présente dans l'expérience de cette vie, c'est dans l'écoute et la participation de ces différentes parts de soi que l'on s'offre la traversée la plus joyeuse et vivante .

Et lorsque c'est harmonieux en nous, en cet équipage intérieur, nous pouvons alors pleinement rencontrer l'autre, dans son expérience, l'accueillir et partager des moments de vie, s'apporter, se nourrir mutuellement.
Ouvert dans la confiance du coeur, pleinement à ce qui se vit dans l'instant, le présent de la vie .
Voir les similitudes et s'enrichir des différences . Vibrer d'une expérience partagée .

S'ouvrir à la danse des multiples "Je", à goûter cet océan dont vous venons tous, que nous composons ensemble .
Prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin de l'autre, de ce qui se vit .
Prendre soin et embellir ce monde, cet océan dans lequel nous baignons à chaque instant et que nous n'avons jamais quitter dans le fond, que nous jouons à travers de multiples formes .





dimanche 14 septembre 2014

Vibrer ce qui est, ce qui se vit .

Nous sommes en permanence traversés de pensées, d'émotions et d'histoires que nous nous racontons, que nous en soyons conscient ou non .
Nous croyons aux histoires tant que nous y sommes identifiés, acteur s'identifiant à son rôle, les vivant pleinement .
Tant que l'on ne les voie pas, que l'on ne les a pas observées .
Les identifications qui nous traversent sont les plus prenantes, on se raconte que l'on est le rôle que l'on joue et c'est saisissant, ça nous anime, nous fait vibrer, rire, pleurer, être heureux, malheureux, on se sent responsable ..
On joue le jeu de la vie qui nous traverse depuis un point de vue, une expérience unique et changeante, en création permanente .
On joue à chercher, à trouver, à se demander et à répondre .
C'est un jeu palpitant, extra-ordinaire .

Du moins, lorsque l'on vit une belle histoire .

Lorsque ce qui se vit est la souffrance, regarder et observer tout ce que l'on se raconte et croit, permet de libérer ces tensions .
 Beaucoup de souffrances commencent par "j'aurai du " ou "j'aurai pu " ou "si" ,
toutes ces suppositions, fuite de ce qui est, création d'un conflit intérieur, du refus de  l'instant vécu .
L'une des croyances qui est associée, est que l'on aurait pu faire autrement .
C'est cette croyance qui fait souffrir, bien plus que la situation elle-même .
Il me semble évident, que par rapport à ce qui est vécu par la personnalité, à un moment donné et à ce qu'elle y expérimente et y voit, elle agit par rapport à ce qui se vit en elle . Point .
C'est l'idée de l'impuissance bien souvent qui gêne, qui frustre .
Par exemple, lorsque l'on accueille pleinement le fait que l'on est impuissant de changer le passé, on observe que cela se détend, parce que finalement on accepte et on revient à maintenant . A cet éternel instant d'expérimentation auquel on peut s'ouvrir pleinement, en étant présent .
De mon point de vue, toute souffrance naît de la non-acceptation de ce qui est, de ce qui se vit, et du conflit interne qui en découle .
Refuser la peur, la colère, le chagrin .. observer que c'est par rapport à l'idée que l'on s'en fait, que l'on le refuse . "Je ne devrais pas parce que ..." et l'on se juge durement par rapport à l'idée de ce que l'on devrait être mais qui n'existe tout simplement pas en cet instant .
Je vous invite à observer la prochaine fois qu'une peur ou une colère monte en vous, sans la juger, juste l'observer et voir les sensations qui se vivent dans le corps, voir les pensées qui viennent, que vous pouvez croire ou non ..y voir une expression du vivant qui vibre en vous . "Paradoxalement" lorsque l'on écoute et observe ce qui se vit sans rentrer en conflit, ça lâche, ça n'a plus besoin d'atteindre des sommets .
La colère ou la peur, se vit et se transforme d'elle-même .
Ce que j'exprime ici n'est pas de se laisser aller à faire n'importe quoi, parce que si vous êtes vraiment à l'écoute de ce qui se vit, vous revenez à cet espace de la vie qui prend soin d'elle-même .

Je vais revenir à une notion qui revient souvent en accompagnement, parce qu'elle fait partie intégrante de la création de l'identification douloureuse .
L'importance d'observer l'auto-conditionnement ou auto-hypnose, que l'on pratique en utilisant le présent continu : "je suis", "je fais" ... En exprimant cela, on finit par s'identifier à un fonctionnement, une habitude, et l'on croit que l'on est cela et que cela ne changera pas . Ce que l'on dit n'est pas anodin, on l'écoute et c'est repris par le mental qui compose le portrait de ce que l'on croit être et qui fonctionne comme si c'était important de se définir .
 Remplacer "je suis" par souvent, ou jusqu'à maintenant, ou parfois, ouvre bien des possibilités par désidentification .

Comme d'habitude, c'est à expérimenter et à vivre et non pas à croire...
Sourire .

Le vivant nous traverse, nous traversons le vivant .
Cela vibre à travers nous, ses expressions uniques, que nous sommes en tant que personnalités, qu'individus expérimentant, rêvant notre vie selon les histoires que l'on croit .. ou pas ..

Belle journée vivante à vous .




dimanche 27 juillet 2014

L' expression en harmonie avec Soi ou la survie .

Le thème de cet article n'est certes pas nouveau, mais sort beaucoup en ce moment .

On parle souvent de l'action juste, ceci pouvant être vu de façon très relative pour chacun, je préfère nommer cela  l'expression en harmonie avec Soi .
Je parle de l'écoute de sa voie intérieure, de son intuition, qui au départ est complètement naturelle et dont on s'éloigne petit à petit en tentant de s'adapter aux attentes réelles ou supposées de l'extérieur .
On se structure et met en place des fonctionnements qui nous coupent progressivement de notre Etre véritable . Surtout, on finit par s'y identifier, à cette personnalité, notre vitrine .
Tout ceci nous éloigne de l'expression de qui nous sommes réellement .

On peut en arriver à faire passer l'avis ( ou la vie ) des autres avant, au détriment de nos aspirations profondes et élans naturels . Ce qui amène à un renoncement, une non-écoute, un déni de soi et un non-respect de ses besoins et aspirations élémentaires .
En forcissant un peu le trait, on s'épuise à donner ( plus que l'on s'autorise à recevoir ) et on continue jusqu'à se trouver à genoux (voir par terre ) et à un moment, quand l'état de survie est bien entamé, ça pète .

Au niveau mental, on se malmène, se maltraite, les pensées dévalorisantes tournent en boucle .
Elles sont nourries par la croyance ( consciente ou non ) en "la fausse image" que l'on a de soi .
Fausse image née de ce que l'on a cru, celle que l'on nous a renvoyé à un moment de vie, où nous n'avons pas répondu aux attentes ( réelles ou supposées ) . Informations que nous avons, bien sûr, perçues à travers nos filtres .
Cela mets en place une tension intérieure de ce que l'on devrait être pour exister, plus ceci, moins cela ...
On en oublie que l'on existe juste parce que l'on Est .

Au niveau des émotions, on refoule, on ne s'autorise pas à exprimer ce qui se vit et ça stagne, ça grossit et prends de l'ampleur jusqu'à ce que l'on ne le maitrise plus quand ça sort .Ou pour que ce soit supportable, on se pose un beau cadenas, appelé déni .

Et la dernière soupape c'est le corps physique qui va l'exprimer de façon de plus en plus forte et inconfortable, voir dans la souffrance si besoin .
Et on continue à s'abimer, se blesser, se délaisser et à juste soigner les symptômes .

Ceci amène à la nécessité de revenir à une écoute attentive de sa voie intérieure afin qu'elle redevienne naturelle .
Quand je parle d'expression en harmonie avec Soi, c'est tout ce qui émane, ce qui se dit et ce qui se fait .
"Paradoxalement " si on revient à l'attention de soi, on offre aux autres avec le coeur et fluidité de façon bien plus large .
On sort du mécanisme de survie et on participe pleinement à la vie en y amenant notre touche, notre vibration, on la partage et on reçoit pleinement l' Autre .

 On redevient aligné avec Soi-même .
 On s'ouvre à ce qui se vit dans l'instant en étant présent, dans ce monde, avec les autres .

J'y vois plusieurs étapes :
le voir, l'observer afin d'en prendre conscience, le décortiquer, l'écouter pour en voir les origines et subtilités, ainsi que les "bénéfices" .Observer également tous ces "petits" moments qui reviennent à l'esprit où l'on a agit sans écoute de son ressenti ou intuition .
Pour moi, on ne peut déposer que quelque chose que l'on a identifié et vu à quel point cela nous entrave à présent .
Là, on se remets à l'écoute de ce qui nous correspond vraiment, dans le respect et l'amour et donc, en harmonie .

Ce qui amène une remise en circulation de ce qui était coincé, noué, bouchonné ...
Sur les niveaux, physique, émotionnel et mental .
Tout est lié .Tout est énergie et vibration .

 On redevient vivant et plus survivant .
On revient à cet espace de détente, de paix et d'ouverture .
 On est harmonie avec ce qui nous entoure .

Belle journée, que je vous souhaite à l'écoute de Vous .














dimanche 29 juin 2014

S'affranchir des culpabilités limitantes .

Ce que je mets derrière le mot culpabilité est un regard limitant et focalisé sur ce qui a été et que l'on ne peut plus changer .
Cependant, ce qui nous dérange et qui est source de culpabilisation est une opportunité pour réactualiser et choisir au présent .

 Il m'apparaît qu'il y a plusieurs sortes de culpabilités .

La première est celle qui découle d'actions qui ne sont pas en accord avec notre Nature, où l'on ne s'est pas écouté et où ce qui a été fait, n'est pas en harmonie avec Soi-même .
Bien souvent, cela nourrit la dévalorisation, on se rabaisse, on se mésestime dans notre pouvoir d'action personnel sur sa propre vie et les choix et actions qui la constitue .
On pourrait se croire prisonnier de notre comportement .
Celle-ci nous ramène au choix que nous faisons à chaque instant de notre vie et dont nous sommes responsable, que l'on en soit conscient ou pas .
Il n'y a pas d'échecs, juste des expériences qui nous propose un enseignement, que l'on intègre tôt ou tard .
Qui nous amène à réajuster notre comportement et notre fonctionnement .

Une autre sorte de culpabilité est celle qui découle du pouvoir que l'on mets dans le regard des autres .
Par exemple, j'ai agit de façon qui me semble juste et le retour extérieur ne nourrit pas les besoins que l'on a plus ou moins, de reconnaissance et de valorisation .
Elle nous est imposée tout petit déjà, par exemple de nous forcer à faire des choses pour faire plaisir aux adultes, pour qu'ils soient "fiers" de nous . Fonctionnement que l'on perpétue dans les relations, parce que l'on nous a fait croire que si l'on exprime qui on est vraiment, on ne nous aimera pas ou moins .
On se force, on se renie et parfois on est sur un chemin qui n'est pas le nôtre .
Comme on nourrit cette image " négative " de soi-même, des frustrations, on rentre en réaction et non plus en action et ce système s'auto-valide de lui-même par les actions qui en découlent .
On se sent coupés des autres et on entre dans l'individualisme qui peut amener à des pensées, émotions et faits qui ne sont que le reflet de cette image que l'on nourrit .
 Celle- ci aussi nourrit la dévalorisation de soi-même, soi dit en passant .

J'arrive à celle qui m'apparaît la plus insensée dès lors que l'on regarde bien ..
Celle qui se manifeste dès qu'il est question de regarder et reconnaître ses qualités, ses dons et ses talents .
C'est à dire ce que l'on peut offrir de plus beau et qui peut pleinement rayonner de nous et de nos actions si on les nourrit et les exprime pleinement .
Pour s'affranchir de celle-ci, il y a déjà prendre conscience de l'empreinte judéo-chrétienne de notre société avec les notions d'expier ses fautes et de péchés .Je parle ici de la religion et de ce qu'elle a mis en place pour avoir du pouvoir et non de l'enseignement de Jésus .
On baigne tellement dedans que l'on ne le voit pas toujours .
C'est ce qui est apparu plusieurs fois en séance, on s'identifie très facilement à ce que l'on a fait, ou pensé, que l'on juge plutôt négatif . Bizarrement, lorsque l'on exprime le beau et que l'on agit avec coeur, ce n'est pas nous ...
En creusant un peu plus, lorsque l'on regarde nos imperfections (avec un regard bien pointu..) et qu'on les " avoue" il y a une étrange sensation d'être sincère et au clair avec soi-même . Que l'on ne retrouve pas si on ose regarder ce qui est beau en nous . Bien souvent, la première pensée est " c'est prétentieux ", que peut-être finalement on n'en a pas tant que ça .. que c'est notre égo qui parle ...

Pourtant, que ce soit, l'écoute, l'empathie, le respect , la générosité, la compassion, la sensibilité, la gratitude, l'altruisme, la sincérité et toutes les belles qualités de l'être humain, tout cela vient du coeur .
Il me semble essentiel que ce soit cela que l'on cultive et fasse grandir.
Pour que ce soit possible, il faut " assumer " ce beau qui s'exprime en nous .
Ce que l'on nourrit rayonne de nous et se manifeste par nos paroles et nos actions .
Quoi que l'on fasse, il y a toujours une répercussion, tout est lié .
Il suffit d'observer comme un sourire peut changer votre journée, comment une réelle écoute peut libérer, comment un geste simple venant du coeur peut vous transformer .
Tout comme, une parole blessante ou une personne dans une énergie de colère peut influencer ceux qui l'entourent .
Nous sommes donc responsable de ce que nous choisissons de cultiver .
Il n'y a pas de petites actions, ni de petits choix, même si l'on n'en voit pas toujours les répercussions .

Par exemple, je vais revenir à ce sourire ou à cette écoute qui peut changer l'état de la personne en face de nous. Cela peut avoir une influence sur ce qu'elle va émaner, sur les personnes qu'elle va rencontrer, sur les opportunités qu'elle va pouvoir voir selon son état d'esprit .

En prenant conscience et en agissant pleinement au travers de nos dons, qualités et talents, nous prenons soin les uns des autres et de cette réalité dans laquelle nous vivons, maintenant .
 Nous écoutons spontanément le coeur et arrêtons de croire l'égo qui nous compare et le mental qui tourne en boucle nourrissant la méfiance suite au passé ( que l'on ne peut pas changer) .

Epargnons-nous la culpabilité dans l'avenir, en étant présent et à l'écoute et en agissant consciemment .
Le temps que l'on passe à culpabiliser sur le passé n'est pas employé à créer, instant après un instant, de belles actions à notre échelle, en conscience et en harmonie .

                                       Nos actions sont le prolongement de ce qui se vit en nous .


                                 Tout ceci est juste ma vision qui me tenait à coeur de partager ici.






mercredi 25 juin 2014

Du bonheur d'être Soi-m'aime, juste là, maintenant .

Nous avons été tellement éloignés de notre nature véritable, conditionnés et influencés que nous sommes bien souvent toujours en quête de ce petit ou grand quelque chose qui fera de nous quelqu'un d'heureux .
On mets le bonheur dépendant de l'extérieur, d'une situation, d'une personne ou de ce que l'on imagine que l'on sera un jour ...
Alors, on donne beaucoup d'importance au regard et avis des autres, on se construit un fonctionnement,une vie basée sur des suppositions, des peurs, des croyances qui nous éloigne petit à petit de notre véritable personne .
On se sent tout petit et séparés les uns les autres et de ce qui nous entoure .
On navigue entre le passé et les projections d'un futur probable avec beaucoup de si .
On y mets beaucoup d'énergie et de temps.. et la plupart du temps, on est pas là .
Parce que l'on se voit tellement imparfait, qu'il faut forcement en faire plus .
On mets le bonheur comme une récompense à atteindre ou des petits moments bien "mérités" .

On se délaisse, on oublie de se demander et d'écouter ce qui nous rend heureux, vraiment .
En tant que personne unique et forcement différente .
On écoute le petit moi qui nous rabaisse et nous rappelle nos "défauts", et on le croit .
Alors, on ne s'autorise pas à faire et exprimer ce qui nous tient à coeur, ce qui nous rend heureux, ou alors, juste par petits moments .
Comment pourrait on oser faire de grandes et belles choses si on se voit si petit et imparfait ?

On se force, on va à contre-courant de soi-même, pour faire plaisir aux autres, parce que ça fait bien, du moins, on le suppose, parce que quand même on doit travailler sur soi...
Pour être aimé, reconnu, valorisé.. du moins on nous l'a tellement bien fait croire .
Mais, en fait c'est la pub, le film de notre vie commence vraiment quand on arrête de croire tout ce brouhaha. Film où nous sommes pleinement acteur et responsable, que l'on en ait conscience ou non .

Il est de notre responsabilité d'être heureux, ça ne dépend que de nous .
Qui d'autre que soi-même pourrait mieux savoir ce qui nous rend heureux personnellement ?

Responsabilité, parce que c'est ce qui émane de nous, de notre attitude, de nos paroles, de nos actes, de notre énergie, de nos émotions et de nos pensées .
C'est ce que l'on offre ou déverse autour de nous .
C'est notre façon de participer à ce monde, avec l' Autre .
Ce n'est pas être égoïste que de prendre soin de soi et de mettre en priorité le fait d'être heureux .
C'est prendre conscience que c'est le point de départ .
Comment pourrait on participer et passer à l'action si on est à genoux et malheureux .

Nous sommes la seule personne à nous empêcher d'être vraiment qui nous sommes, dans notre émanation .
Nous nous fixons nos propres limites au bonheur .
Je pense qu'il est temps d'arrêter de bien vouloir croire ce que d'autres pensent être bien pour nous, d'arrêter de répondre à des attentes si on ne se respecte pas en le faisant .
Temps, d'être à l'écoute de son coeur, de ce qui nous fait vibrer personnellement, dans le respect de Soi-même, des autres, de la planète qui nous offre tout .
Temps pour se demander qu'est ce qui me rends vraiment heureux(se) , de quoi, j'ai vraiment besoin pour être en harmonie et en accord avec moi-même ?
Il y a comme une évidence, au fait d'être dans le respect de ce qui nous entoure si on est en harmonie avec soi-même, si on s'écoute en conscience, en étant vraiment présent à ce qui se vit en nous .

Si on est vraiment à l'écoute, dans la sincérité et le respect, on ne peut pas être dans la violence ni faire de mal .
On ne peut pas continuer à participer aux profits des gens qui détruisent la planète et la vie .
C'est juste plus possible .

Il est donc primordial de prendre soin de Soi et de s'aimer vraiment, pour Soi et pour les Autres .
 Arrêtons de nous critiquer et de nous rabaisser, mettons en valeur nos qualités, nos dons, nos élans du coeur, ce que Nous sommes vraiment .
Faisons confiance à notre intuition qui nous guide toujours vers ce qui est bien pour nous .
Ouvrons les yeux et notre coeur pour vivre et participer pleinement .
Enfin exprimer la beauté de qui nous sommes, redevenir Humain .

Je vous souhaite de prendre soin de vous et de la belle personne que vous êtes .

jeudi 1 mai 2014

S'ouvrir à la relation .

Partage de questionnements et pensées sur la façon dont on laisse l'ouverture à la relation à l'autre .
De mon point de vue, car tout est question de regard de là où l'on est .

Dans la notion de s'ouvrir à la relation il y a forcément en filigrane l'illusion d'être séparés.
 La façon dont nous rentrons en lien avec l'autre me paraît être un joyau de l'expérience humaine .

Comment je rentre en lien avec ce et ceux qui m'entourent ?
Est-ce que j'arrive à être vraiment là en cet instant, plus ou moins libéré de mémoires et idées parasitantes pour être en échange avec l'autre ?
Suis-je présent ...
ou dans le marais des pensées et jugements qui vont conditionner l'échange?
Suis-je au clair avec les exigences et attentes que je projette sur une relation .. ou pas .
Exigence que l'autre comble mes besoins, que je n'arrive pas à combler moi-même, besoin d'attention, d'écoute, de tendresse, d'être aimé, reconnu ...

Petit marathon du mental et insatiabilité de l'égo blessé, qui nous empêchent d'être présent à l'autre .
A qui il est, à cet instant de rencontre, de convergence dans l'expérience .

Est-ce que je me présente à l'autre avec un sac énorme, que mon personnage essaye de bien dissimuler,d'attentes et de conditions, un gouffre béant de manques à combler?
ou y a-t' il un espace vierge offert, pour cette opportunité de cheminer ensemble .
Découvrir l'autre tel qu'il est, là, maintenant et ce que je peux apporter .

Suis-je pleinement présent et ouvert à l'autre dans cet instant de rencontre .
 Est-ce que, ce que je suis en train de créer dans l'échange est du lien ou de l'attachement ..
Est-ce que je me positionne de façon équilibrée dans le donner-recevoir ?
Suis-je dans le coeur ou dans ma tête ?


Sortir des projections et des attentes pour être là, dans cette rencontre à l'autre, accueillir ce moment d'échange et de relation . Etre dans le coeur, simplement ouvert .

Je pense qu'il est toujours intéressant de revisiter avec sincérité notre positionnement dans toute relation .

Et si on s'écoutait simplement, dans ce que l'on ressent en présence de l'autre, en étant présent à soi .
Jacques Salomé expose de façon simple qu'il y a quatre actions pour entrer en relation de façon saine :
donner, recevoir, savoir demander et refuser .
Cela me parle beaucoup parce que cela me semble réellement la base du respect et de l'écoute de soi-même/de l'autre .

Cette sincérité et cette transparence mettent en évidence, que nous en sommes en lien avec tout ce qui nous entoure .Ce qui peut nous empêcher de le ressentir, ce sont tous les cartons posés devant, mais ça a toujours était là .

C'est l' ouverture à l'autre, aux autres, au nouveau, qui nous offre l'opportunité de grandir et nous épanouir ensemble .
Laissons-nous surprendre par la richesse de la multiplicité et ouvrons-nous à y participer le plus pleinement possible .

Belle journée à tous .





lundi 21 avril 2014

Juste là ..

Lâcher les repères ou les repères qui lâchent... joyeusement et simplement
Faire la place pour ce qui se vit dans l'instant, juste là, quoi que ce soit .. s'ouvrir à cet éternel nouveau, en soi, tout autour de soi .L'accueillir sans y penser, en le vivant pleinement .
Lâcher la quête pour savourer pleinement, vivre ce qui nous traverse de façon toujours inattendue et riche.
Ce qui est vraiment amusant c'est ces moments de pleine présence où l'on perçoit que tout est là où que l'on soit, quoi que l'on fasse ... si l'espace pour recevoir est là et besoin de rien de plus, rien de moins!
Alors que l'on a souvent cherché si loin.. à approfondir... à chercher ..

En quête de savoir, de concepts, de cadre, d'un petit quelque chose en plus..
Et quand ça lâche, qu'il y a de l'espace sans tous ces plus, il y a l'instant.
L'instant sans réferentiel, sans blabla .. et quand il y a rien, il y a tout .

On est en même temps identifié en tant qu'individu s'expérimentant et aussi en lien avec tout .
On fait partie du tout et le tout fait partie de nous .

Une phrase venue de l'extérieur disait que tout , autour de nous , nous aime .
Et là waou quelle sensation, quelle détente et quelle ouverture !
Relaisser circuler à travers nous , laisser cette volonté de vouloir diriger, faire, et juste être là.
Avec, sans, dedans, dehors, peut importe si l'on est présent, ouvert, là, juste là, maintenant .
Il y a des choses qui ne sont pas à comprendre ou l'on risque de passer à côté de l'essentiel.
Juste se laisser vibrer à ce qui est, accueillir, goûter, savourer, danser ..

Je vois l'harmonie comme ce juste équilibre toujours mouvant d'être juste soi et plus que soi, d'être individu expression du tout, s'y identifier et savoir défocaliser .
S'ouvrir à soi et à la relation à l'autre sans besoin d'appartenance à un groupe ni de validation, faire partie de l'humanité et l'enrichir à sa petite échelle, partager, donner, recevoir, demander, répondre .
 Accepter que des fois on y arrive pas encore, ça fait partie du jeu.

Je crois que ce qui me tient à coeur de partager aujourd'hui c'est que c'est à travers notre part humaine que nous vivons cette expérience et que nous pouvons exprimer notre essence, et il me semble essentiel d'en prendre soin .
Elle peut vraiment être l'expression de cette divine détente qu'est notre essence-ciel si l'on s'autorise à arrêter de vouloir être ce que l'on est pas et juste jouer qui on est et participer joyeusement, simplement .

De quoi a besoin ce corps fantastique, toujours fidèle expression de là où nous en sommes ?
De quoi a besoin cet homme ou cette femme que je suis ?
Si on écoute, ce sont des choses simples qui nous rendent heureux et ouverts, bienveillants et vivants .
De quoi on se nourrit ?
Au niveau alimentation mais aussi émotionnellement, mentalement, socialement..
Est-ce que l'on prends bien soin de soi pour pouvoir prendre soin de l'autre?
Parfois on s'amuse à compliquer, à chercher à tout comprendre, à tout changer..
Surtout les choses complexes avant le quotidien, ces instants de vie qui se présentent .

Tiens, je fais du jardin ou la vaisselle et je suis centrée!
...sourire...

Tout est important .. et rien n'est grave ..

Je crois que la vie est un cadeau si l'on n'est pas perdu dans ses pensées, dans le passé, les futurs potentiels..
Et si nous avions la responsabilité individuelle d'être l'écrin de ce cadeau .
En le recevant pleinement .

Il me vient l'image du calendrier de l'avent où chaque jour, l'on ouvre une fenêtre sans encore savoir la forme du jour .. la surprise, le suspens .
Le fond s'essaye à la forme..

Enfin, voilà, le plaisir de partager un peu ce qui passe à travers moi en ces instants.

Je vous souhaite une très belle journée quoi que vous fassiez,
dans l'harmonie de qui vous êtes .