dimanche 23 août 2015

Vouloir, racine de mon désespoir ...

Et si vouloir était le plus grand obstacle à l'acceptation de se qui vit, de ce qui est, là, maintenant, de savourer pleinement la proposition du présent ?

Vouloir plus, moins, autre chose, autrement .... proposition de notre mental, formidable gps qui ne propose que des sentiers déjà empruntés, vus, connus, voir entre-aperçus ...
J 'aime à voir cela comme venu d'une bonne intention de sa part .
Il nous concocte le meilleur menu, à son idée ... et devient parfois capricieux si c'est nouveau, inattendu, surprenant ... pas comme il l'a décidé en somme .
Nos attentes, sources de déceptions, désagréments, souffrances, ne viennent-elles pas de notre vouloir ? Croyances guidées par notre petit moi, exigeant, déterminé, buté, qui pense savoir ce qui est le mieux pour nous ?

Je pense sincèrement que la vie dans laquelle nous baignons, à laquelle nous participons à chaque instant, qui nous crée et que nous créons a de meilleurs plans pour nous... des instants uniques, un présent éternellement renouvellé et changeant .
L'univers nous propose cette ouverture, toujours plus élargie de cet individu que nous jouons vers une version plus épanouie, plus mûre, plus alignée, plus proche de notre essence .

Observons avec détachement et amusement tous ces petits vouloirs très précis, petits caprices de l'égo, qui finalement nous raconte beaucoup de choses sur ce qui se vit en nous, sur notre regard, nos croyances, nos habitudes, les histoires que l'on se raconte et que l'on croit de plus en plus ... et nos limitations prêtes à sauter.

Regardons avec tendresse cette part de nous qui s'accroche, qui résiste mais qui finalement a juste oublié que la vie nous amène toujours ce qui est le mieux pour nous, mˆeme si sur l'instant ce n'est pas perçu, par manque de recul et surtout par manque de confiance . Confiance en l'univers, envers notre guidance intérieure .

Le regard trop focalisé et determiné du vouloir nous éloigne du recevoir .

A chaque fois, que j'ai réussi à percevoir que c'est cet écart entre ce vouloir et ce qui est, qui me pourrissait la vie, cela m'a ouvert la possibilité d' accueillir une autre façon de voir ce qui se vit .

Ce que j'ai observé c'est qu'en déposant ces vouloirs, s'ouvre la porte à un état complètement différent, relié à la vie et à sa sagesse d' évolution... la contemplation ...

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus de vouloirs, mais ils ne sont plus suivis, plus aveuglement poursuivis, juste accueillis, observés, vus .. jusqu'à la prochaine fois ... :)

Sortir du vouloir, ne veut pas dire de ne plus avoir d' aspiration, d'action ou d' élan mais sortir des exigences mentales et redonner l'espace à ce qui est, ce qui se vit, à l'intérieur et à l'extérieur, revenir à l' élan du coeur, de notre être, sortir de la lutte ...